La Naissance de Kira-Ukize

Un couple, des Villageois, un bébé

2006, des pluies diluviennes déferlent sur le Burundi entrainant mort et désolation. Particulièrement à l’Est du pays, une population sinistrée fait face à une crise humanitaire sans précédent.
La famine s’installe : Les paysans concernés voudraient bien faire face mais ils n’ont pas de soutien pour tenter de s’en sortir.

Mais un couple d’origine burundaise, résidant en Belgique, refuse cette fatalité. Gaspard et Juliette ne peuvent pas rester les bras croisés face à une telle détresse. Ils décident d’agir. Et ils savent qu’ils ne seront pas seuls. Des amis et des voisins, avec lesquels ils vivent en bonne intelligence, ne refuseraient pas de soutenir leur action.
Et le sésame va venir du plus petit de ces voisins : un bébé pas encore né!

En effet, à la journée d’information organisée le 27 avril 2007 à Zétrud-Lumay en commune de Jodoigne, un couple va poser un geste d’une grande beauté. Il attend avec bonheur la naissance d’une petite fille. Et, pour soutenir ce projet naissant, il décide de faire don de la totalité des cadeaux du futur bébé. Et c’est ainsi que, grâce à sa venue et à la générosité de ses parents, la petite Aliénor a permis l’achat des premières vaches qui ont servi au démarrage du projet.

L'objectif de Kira-Ukize

est de soutenir le développement des personnes précarisées en cherchant avec elles des moyens d’assurer leur subsistances!

Quelques témoignages de membres de Kira-Ukize

  • Un lien est créé entre ceux qui partagent une vache au sein d’une même chaîne de solidarité.

    Mis à part les bienfaits visibles sur le plan agro-pastoral et environnemental, au niveau social, il y a un lien qui est créé entre ceux qui partagent une vache au sein d’une même chaine de solidarité. Ils font des réunions pour voir comment avance le projet, et ça soude leurs relations. On peut aussi parler de visibilité. Les gens des collines environnantes disent :  Regardez cette colline est heureuse. Et ils vont essayer de l’imiter en se disant pourquoi eux et pas nous.

    Adelbert SIBOMANA :
    Agronome du projet Agro-Pastoral

  • Kira-Ukize m'a remise debout

    Après l’incendie du marché, c’était le deuil !Les gens venaient nous réconforter. L’un ou l’autre pouvait nous laisser 1000 francs, lesquels pouvaient être complétés  par la générosité ou un petit crédit de la part d’un bienfaiteur.
    Aujourd'hui, grâce à la Caisse de micro-crédit de Kira-Ukize, j'ai eu un petit prêt de 400.000 FBu, équivalent de 200 euros et j'ai pu relancer mon petit commerce de fruits et légumes. Même si le trou était trop grand, j'arrive à rembourser petit à petit le prêt et à avoir un surplus pour nourrir mes enfants et les envoyer à l'école.

    Francine Nimenya
    Présidente du groupement de femmes bénéficiaires de la caisse de micro-crédit.

  • Relancer une dynamique plus solidaire au sein des bénéficiaires

    "Kira-Ukize c'est le genre d'organisation révolutionnaire à laquelle j'ai toujours eu envie de participer. Depuis longtemps maintenant, les organisations faisant un travail sur le continent africain semblent s'être implantées à jamais pour régler un même problème, soi-disant. Mais avec Kira-Ukize, c'est des problèmes spécifiques qui sont ciblés afin d'être réglés et de Relancer une dynamique plus solidaire au sein des bénéficiaires . Participer aux activités de fundraising, ici en Belgique, avec l'équipe chaleureuse et dynamique permet d’œuvrer à notre échelle afin de créer le changement que nous espérons voir dans les dynamiques mondiales c'est-à-dire basé moins sur les dépendances et plus sur nos interdépendances".

    Charline Muco
    Etudiante en sciences politiques et relations internationales

  • Le kwashiorkor a complètement disparu du village de Ruhuma grâce au projet de vaches de Kira-Ukize

    Malgré des épidémies qui nous font perdre quelques veaux, les ménages de Ruhuma parviennent à avoir du fumier et donc à fertiliser leurs terres. La récolte est de plus en plus bonne; à regarder le sorgho, les maïs, les haricots, tout ça constitue les aliments de base des burundais. Avec nos vaches, les enfants ne souffrent plus du kwashiorkor, la maladie a complètement disparue du village. C'est mon rêve que d'autres villageois profitent du même projet de vaches et que eux aussi puissent s'en sortir et commencer à vivre dignement.

    Abbé Aloïs Cambara
    Coordianteur du projet de vaches Kira-Ukize

  • Grâce aux micro-crédits de Kira-Ukize j'ai pu rebondir, me reconstruire et recommencer à vivre dignement.

    Le dimanche 27/01, en sortant de l'église , nous avons aperçu la fumée, c'était le marché de Bujumbura qui était en train de brûler et avec lui toutes nos économies. Toutes nos marchandises étaient dans le marché , c'est grâce aux bénéfice journalier qu'on arrivait à nourrir nos enfants. du jour au lendemain nous nous sommes retrouvés sans travail et devant rembourser les prêts qui nous avaient permis d'acheter nos marchandises qui venaient de partir en fumée et les banques ne voulaient plus de nous car ils n'avaient aucune garantie qu'on rembourserait. Grâce aux micro-crédits de Kira-Ukize j'ai pu rebondir me reconstruire et recommencer à vivre

    Commerçante de Bujumbura
    Bénéficiaire du projet de micro-crédits de Kira-Ukize

  • Depuis que nous avons reçu les vaches, notre vie s'est beaucoup amélioré.

    Aujourd'hui nous avons du fumier pour nos champs restés longtemps stériles depuis que la rebellion nous avait volé tout notre bétail. Outre le fumier permettant la diversification des cultures, nous avons le lait pour l'alimentation équilibrée de nos enfants, Et la vente du surplus qui sert à alimenter notre caisse commune pour subvenir aux besoins essentiels.

    Jean Rusaho
    Président du Comité d’encadrement du village de Ruhuma

  • Un projet de coopération moderne qui, au lieu d'injecter simplement des moyens, donne le coup de pouce et initie un cercle vertueux !

    J'ai beaucoup d'admiration pour l'investissement dont font preuve Gaspard et Juliette, que ce soit dans leur vie de tous les jours ou pour le projet Kira-Ukize ! Rien que cela mérite bien qu'on s'investisse un peu. Mais j'ai aussi et surtout été séduit par la démarche et la logique du projet "vaches". C'est d'abord un projet conçu directement avec les bénéficiaires en commençant par l'écoute de leurs besoins et de leurs idées. Ensuite, c'est un projet qui porte en lui un "effet multiplicateur"; les vaches étant amenées à se reproduire (un peu comme un donateur qui en appellerait un autre). Et finalement, c'est une formule qui a porté des effets positifs et inattendus, par exemple en recréant du lien dans la communauté … et en suscitant beaucoup d'intérêt de la part des collines avoisinantes. J'ai vraiment le sentiment de contribuer à un projet de coopération moderne qui, au lieu d'injecter simplement des moyens, donne le coup de pouce et initie un cercle vertueux ! Je me souviens avoir mené une action ponctuelle d'aide d'urgence aux réfugiés Rwandais quand j'étais là-bas. Notre slogan de récolte de dons était "un franc au départ, un franc à l'arrivée" pour mettre en avant l'absence de coûts de structure. Avec Kira-Ukize, je dirais même qu'on passe à la vitesse supérieure en termes d'efficacité … on pourrait dire "une vache au départ, un troupeau à l'arrivée". … sans parler de la belle ambiance entre bénévoles !.

    Philippe
    Bénévole chez Kira-Ukize

  • Kira-ukize : un projet de développement durable qui valorise les connaissances et les compétences des partenaires du Burundi.

    Avant d’être une ASBL, Kira-Ukize est d’abord un projet de développement durable qui valorise les connaissances et les compétences des partenaires du Burundi. Du village de Ruhuma à la Capitale Bujumbura, Kira-Ukize développe des projets de coopération et de partenariat entre ses membres et  ses bénévoles. La caractéristique particulière et principale de Kira-Ukize est qu’il s’agit d’un projet fondé sur les valeurs de la Famille au sens large: les villageois de Ruhuma, les femmes commerçantes du Marché de Bujumbura, les enfants de Maman « Dimanche » travaillent main dans la main pour améliorer leurs conditions de vie. Il en est de même en Belgique, les bénévoles forment une famille dans laquelle tous les projets se conçoivent et se discutent.

    Juliette Nijimbere
    Juliette Nijimbere : Initiatrice du Projet Kira-Ukize et Représentante Légale