Kira-Ukize gagne le prix du public à la Nuit Africaine !

Le projet Kira-Ukize recquiert les votes du public.

La Nuit de la musique africaine organisée par le Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve a lieu chaque année, à la fin du mois de juin, au Domaine provincial du Bois des Rêves à Ottignies. Pour 2015, trois projets de développement rural en Afrique ont été retenus et primés à cette occasion.

Le prix de la Nuit africaine est revenu à trois associations brabançonnes Yambi développement et Tudienzele, oeuvrant au Congo ainsi que Kira-Ukize, au Burundi. Elles ont toutes reçu une somme de 1 150 euros. Si le jury a récompensé ce 27 juin les trois associations, le public, lui, a choisi de primer Kira-Ukize, ce qui lui a valu 1000 euros de plus.

L’instabilité politique risque d’hypothéquer les progrès engrangés.

Malheureusement, cette reconnaissance arrive au moment où les bénéficiaires du projet comme tous les burundais sont entrain de vivre une descente aux enfers sous la dictature de Nkurunziza. Secoué par une contestation politique et citoyenne durement réprimée, le Burundi vit aujourd’hui dans l’instabilité, la peur et l’inquiétude.

La violence rythme les journées depuis que le President Nkurunziza a annoncé sa candidature pour briguer un troisième mandat que toutes les instances tant nationales qu’internationales jugent anticonstitutionnel. Les manifestations suivies des répressions violentes ont ponctué ces trois derniers mois. Résultats : toute l’activité économique est paralysée avec comme corollaire l’arrêt des activités des associations et ONG travaillant avec le Burundi.

A titre d’exemple, dans la capitale, où kira-ukize avait ouvert une caisse de microcrédits pour aider des femmes à développer un petit commerce de fruits et légumes, force est de constater que la coordonnatrice ne travaille plus depuis bientôt 3 mois et restera pour longtemps en chômage technique. Quant aux femmes avec lesquelles elle travaillait, beaucoup ont fui vers les pays limitrophes poussées par la peur d’une guerre civile, les autres sont dans l’incapacité de rembourser leur crédit, n’ayant même pas de quoi nourrir leurs enfants.